Le Géostandard «PCRS »
Plan de Corps de Rue Simplifié     

 

1.        Qu’est ce que le PCRS ?

Le PCRS est l’acronyme de « Plan de Corps de Rue Simplifié ».

Il s’agit d’un fond de plan unique constitué de données structurées et normalisées garantissant l’efficience et l’interopérabilité des bases de données à très grandes échelles.

Le PCRS est le format d’échange cartographique de la réforme dite « DT DICT » ou « anti-endommagement des réseaux » défini à l’échelon national par le Conseil National de l’Information Géographique (CNIG).

Tel que préconisé par le décret, il s’inscrit dans la démarche de mutualisation du fond de plan entre les collectivités et les gestionnaires de réseaux.

Le PCRS constituera également le socle minimal du Référentiel Topographique à Grande Echelle (RTGE) des autorités publiques locales compétentes. Réaliser un PCRS en adoptant directement un référentiel topographique à grande échelle (RTGE) permet d’avoir des informations plus détaillées et plus précises, dans le but d’apporter une multiplicité d’usages et de renforcer l’aide à la décision sur différentes réflexions d’aménagement du territoire.

Dans le cadre de la réforme « anti-endommagement des réseaux » (DT-DICT), l’arrêté du 22 décembre 2015 a rendu le PCRS réglementaire.

Les autorités publiques locales compétentes ont pour responsabilité d’assurer la gestion de la cartographie des réseaux implantés sur leur territoire. De plus, les exploitants ont dorénavant l’obligation d’améliorer la cartographie de leurs réseaux en appuyant leurs données sur un PCRS mis à disposition par l’autorité locale compétente au plus tard le 1er Janvier 2026.

Le fond de plan PCRS permettra de décrire l’environnement immédiat situé autour des réseaux sensibles et non sensibles afin de faciliter leur repérage et améliorer la sécurité des chantiers afférents.

 

2.        La Réglementation 

  • Code de l’Environnement
  • Décret n° 2010-1600 du 2&
  • 20 décembre 2010 relatif au guichet unique créé en application de l’article L554-2 du code de l’environnement modifié le 08/10/2011.
  • Décret n° 2012-970 du 20 août 2012 relatif aux travaux effectués à proximité des réseaux de transport et de distribution modifié 23/08/2012

 

Révision des dispositions relatives à l’amélioration progressive de la cartographie des réseaux.

L’Arrêté du 26 octobre 2018 paru au JO le 30/11/2018 modifie plusieurs arrêtés relatifs à l’exécution de travaux à proximité des réseaux.

Le standard PCRS concerne désormais tous les ouvrages, en toutes localisations, avant le 1er janvier 2026 !

Rappel : 7° Le fond de plan employé pour la transmission des données de localisation des réseaux aux déclarants est le meilleur lever régulier à grande échelle disponible, établi et mis à jour par l’autorité publique locale compétente en conformité avec les articles L. 127-1 et suivants du code de l’environnement et selon le format d’échange PCRS (plan corps de rue simplifié) établi et mis à jour par le Conseil national de l’information géographique »

De plus, les 6° du I de l’article 7 et les articles 7-1 et 7-2 de l’arrêté du 15 février 2012 sont applicables :

  • Le 1er janvier 2020, aux ouvrages souterrains sensibles pour la sécurité implantés dans des unités urbaines INSEE.
  • Le 1er janvier 2026, à tous les ouvrages souterrains sensibles pour la sécurité implantés sur l’ensemble du territoire ainsi qu’aux ouvrages souterrains non-sensibles implantés dans des unités urbaines au sens de l’INSEE.

Le 1er janvier 2032, à tous les ouvrages souterrains implantés sur l’ensemble du territoire.

3.        Qui est concerné ? 

Le PCRS n’est rien d’autre qu’un nouvel élément dans l’univers de la cartographie grande échelle. Aussi, qu’il soit Producteur, Gestionnaire ou Utilisateur de ce type de fond de plan, chaque acteur est aujourd’hui concerné par le respect de ce format commun permettant l’échange de données.

4.        Comment réaliser un PCRS ?

La réalisation du PCRS nécessite, la plupart du temps, l’acquisition de données topographiques. Le choix de la donnée de référence (photos aériennes, photos terrestres ou nuages de points) s’avère donc primordial. Contrairement au levé topographique traditionnel qui est moins adapté aux grandes emprises, de nouvelles technologies de pointe permettent aujourd’hui de produire massivement des données topographiques plus rapidement.

 

5.        Quels sont les différents systèmes de cartographie mobile (Mobile Mapping System)

Quel que soit la technique utilisée, photogrammétrie ou lasergrammètrie, les différents systèmes d’acquisition peuvent être embarqués à bord de véhicules terrestres ou aériens.

Le Mobile Mapping System (ou Système de Cartographie Mobile) est un système dynamique complexe alliant géo-positionnement et mesure topographique. Les différents vecteurs terrestres et aériens permettent d’embarquer l’ensemble des capteurs utilisables pour aboutir à la réalisation d’un PCRS.

Les MMS d’acquisition aérienne les plus répandus sont:

Les MMS d’acquisition terrestre les plus répandus sont:

 

Quelque soit la solution MMS retenue, les méthodes de topographie traditionnelle restent néanmoins indispensables pour :

– Le calage des nuages de points et/ou images
– Le contrôle de la précision des nuages de points et/ou images
– Le levé complémentaire garantissant l’exhaustivité des fonds de plan

6.        Le PCRS issu de nuages de points ou d’images ?

Le PCRS est aujourd’hui réalisé dans la plupart du temps par des acquisitions de données dîtes « massives ». Ces techniques permettent d’acquérir d’importants volumes de données en un temps plus restreint avec l’avantage t’apporter une multiplicité d’usages (inventaires patrimoniaux, Ingénierie VRD, Diagnostics réseaux etc.…).

Le PCRS (image) issu de clichés aériens et d’orthophotos :

Produites via des traitements photogrammétriques ces orthophoto          permettent de dessiner de la donnée vectorielle sur ces images.

Le PCRS (vecteur) issu d’un scanner laser (LiDAR) et de nuages de points :

Ces nuages de points sont produits via l’assemblage d’une multitude de points (mesures topographiques) géoréférencés, dont la grande densité permet de dessiner de la donnée vectorielle.

De plus, et dans la plupart des cas, ce système dynamique complexe est associé à une caméra qui en concomitance avec le scanner laser, produit des clichés panoramiques 360°, appelés également « Vues immersives 3D ».

Cependant, le PCRS « vecteur » et le PCRS « image » peuvent être complémentaires. Sur un territoire mixte, il sera privilégié l’utilisation de vecteurs en zone urbaine et d’images en zone rurale.

 

Dans le cas d’acquisition aérienne destinée à la création d’un PCRS, la photogrammétrie reste plus adaptée, donc plus utilisée que la lasergrammétrie.

A contrario, lorsqu’elle est terrestre, la lasergrammétrie via un LiDAR (Light Detecting and Ranging) s’avère être une technologie permettant de garantir une précision centimétrique comme l’impose la réglementation.

7.        Quelles sont les principales différences entre ces technologies ?

8.        Le PCRS, et sa mise à jour ?

Comme tout Fond de Plan, le PCRS ne reflète qu’une cartographie à un instant donné. En fonction de l’évolution de la voirie et de façon à garantir sa qualité, des mises à jour s’avèrent indispensables. Ces missions incombent aux autorités publiques locales compétentes qui, en concordance avec les gestionnaires de voirie sont contraintes de réaliser des mises à jour. Celles-ci seront alors issues de plans de récolements voirie ou obtenues à partir de nouvelles campagnes topographiques. La fréquence de ces mises à jour reste donc étroitement liée à la densité et au dynamisme des zones concernées.

9.        De l’acquisition à l’intégration de données